Fakebook
Son dernier weekend il l'a passé enfermé chez lui car il a du mal à finir ses fins de mois.
Il n'a plus un rond pour sortir, un demi paquet de pâtes et une boîte de maïs pour la semaine.
Il se réfugie sur Facebook pour se changer les idées.
Il voit les photos de son cousin en weekend à Paris. Restaurant en amoureux, shopping aux champs, derniers gadgets à la mode, etc.
La jalousie le ronge et sa situation lui revient en pleine face. Pourquoi lui, a-t-il une vie aussi pitoyable comparée à celle de son cousin? Certes, chacun fait ses propres choix et a son propre parcours.
Mais Facebook qui lui permet de communiquer avec ses amis et sa famille lui rappelle aussi toutes ces différences.
Sa grande soeur qui publie des photos de ses dernières chaussures et lui envoie des invitations à jouer à des jeux de gestion chronophages et inutiles. Elle ne l'appelle jamais car "heureusement il y a Facebook pour rester en contact!".
Lui il aime découvrir des endroits paradisiaques sur la terre et partager ses découvertes. Car au fond il aimerai y aller un jour. Mais voilà, en réalité, ses vacances il les passe chez sa mère car elle ne peut plus trop s'occuper de sa grand-mère malade.
Pendant ce temps, son cousin publie ses vacances à Bali… Il lui avait pourtant proposé de venir le voir et ils iraient à cette plage ou ils allaient enfants. Mais sa proposition était restée sans réponse.
Un post de plus oublié au tréfonds des serveurs de ce site web social…
"site web social" ça ressemble presque à un oxymore.
Il est tellement facile de communiquer aujourd'hui qu'on ne prête plus attention au contenu
ni même à la forme. Une phrase. Une photo. Un "j'aime". Un partage.
On ne sait même pas si les gens regardent.
Au fond on s'en fout.
On essaie d'en mettre plein la vue.
Ou bien de montrer aux autres combien notre vie est bien.
On donne des nouvelles, on partage nos petits instants de vie.
Et pour quoi en retour? Quelques lignes de texte, un "j'aime".
Maintenant qu'on partage tout sur internet. Qu'est-ce qui nous reste à partager dans la vrai vie?
Il n'a plus un rond pour sortir, un demi paquet de pâtes et une boîte de maïs pour la semaine.
Il se réfugie sur Facebook pour se changer les idées.
Il voit les photos de son cousin en weekend à Paris. Restaurant en amoureux, shopping aux champs, derniers gadgets à la mode, etc.
La jalousie le ronge et sa situation lui revient en pleine face. Pourquoi lui, a-t-il une vie aussi pitoyable comparée à celle de son cousin? Certes, chacun fait ses propres choix et a son propre parcours.
Mais Facebook qui lui permet de communiquer avec ses amis et sa famille lui rappelle aussi toutes ces différences.
Sa grande soeur qui publie des photos de ses dernières chaussures et lui envoie des invitations à jouer à des jeux de gestion chronophages et inutiles. Elle ne l'appelle jamais car "heureusement il y a Facebook pour rester en contact!".
Lui il aime découvrir des endroits paradisiaques sur la terre et partager ses découvertes. Car au fond il aimerai y aller un jour. Mais voilà, en réalité, ses vacances il les passe chez sa mère car elle ne peut plus trop s'occuper de sa grand-mère malade.
Pendant ce temps, son cousin publie ses vacances à Bali… Il lui avait pourtant proposé de venir le voir et ils iraient à cette plage ou ils allaient enfants. Mais sa proposition était restée sans réponse.
Un post de plus oublié au tréfonds des serveurs de ce site web social…
"site web social" ça ressemble presque à un oxymore.
Il est tellement facile de communiquer aujourd'hui qu'on ne prête plus attention au contenu
ni même à la forme. Une phrase. Une photo. Un "j'aime". Un partage.
On ne sait même pas si les gens regardent.
Au fond on s'en fout.
On essaie d'en mettre plein la vue.
Ou bien de montrer aux autres combien notre vie est bien.
On donne des nouvelles, on partage nos petits instants de vie.
Et pour quoi en retour? Quelques lignes de texte, un "j'aime".
Maintenant qu'on partage tout sur internet. Qu'est-ce qui nous reste à partager dans la vrai vie?